Si vous passez par Saint-Père en Vézelay ou sa région, faites un petit tour par le Bistrot Gainsbourg, personnellement je n’y suis jamais allée mais cet article du Slate.fr (reproduit ci-dessous pour Archives) vous en dit un peu plus sur cet endroit qu’affectionnait particulièrement Gainsbourg. J’ai le souvenir de Françoise Hardy en parlant dans ses Mémoires également…

Le bistrot Gainsbourg

En souvenir de l’auteur, compositeur, interprète, venu en 1990 vivre ses derniers jours à l’Espérance, le beau Relais & Châteaux de Marc et Françoise Meneau, le grand chef bourguignon a créé dans un des salons un bistrot de 25 couverts dédié à l’Homme à la tête de chou.

Noctambule et fumeur invétéré, le chanteur citadin dans l’âme avait suivi le conseil de Massimo Mori, le restaurateur italien de Paris (Armani Caffe 75006) et Mori Venice Bar (75002) qui lui avait vanté les charmes, la paix, la nature offerte dans l’enceinte de l’Espérance, une super adresse pour fins palais.

Logé dans le pigeonnier du Moulin, la dépendance du Relais, Gainsbourg en costume blanc a coulé des jours heureux, jouant du piano, faisant le bœuf pour les clients, assistant à la Saint Cochon en novembre, partageant cigares, vins de Puligny et fromages de chèvre avec Pierre Bérégovoy, l’ancien Premier ministre venu se régaler à Vézelay –une sorte de carpe diem avant son départ.

«Ma femme et moi avons retapé Serge Gainsbourg», confie Marc Meneau, assis sur la banquette du bistrot-fumoir.

«Dans le calme du village, il s’est refait une santé, buvant du Pacific (anisette sans alcool), se couchant tôt, à l’écart des excès et des beuveries. Au Moulin, il vivait comme chez lui, ses photos souvenirs aux murs, accueillant sa famille le week-end et pour les vacances. Pour moi, c’était comme un grand frère malade. Le contact avec les arbres, les fleurs, les plantes, une innovation dans son existence, la douceur de vivre, les plats de bonne gastronomie, l’absence de stress, d’obligations, tout cela l’a préparé à passer de l’autre côté du miroir. Oui, nous l’avons aimé.»

Avec l’écrivain Jules Roy échangeant avec le chanteur et le génial violoncelliste Rostropovitch, très bon gourmet, fidèle du lieu, Serge Gainsbourg, Bourguignon par hasard, a formé ce trio de nobles figures qui ont marqué la vie et l’histoire de l’Espérance, au pied de la colline chère aux pèlerins.

Au Bistrot Gainsbourg, Meneau propose des plats simples de son répertoire de brasserie tels le délicieux pâté en croûte, les harengs ou saumon marinés, pommes de terre au raifort, le judru (gros saucisson) et les légumes poêlés, le jambon chaud, le filet de dorade aux artichauts ou aux gnocchis au citron et, pour conclure, le fondant au chocolat, la tarte sablée fraises et pistaches…

La carte-menu, seulement au déjeuner le jeudi, vendredi et samedi est à 39 euros, avec un verre de vin de Bourgogne, un Irancy 2007, un Saint-Bris blanc ou un Pinot noir 2007.

Au grand restaurant, doublement étoilé, les menus en semaine sont à 50 euros, et le weekend à 95 euros, vin compris. A la carte: l’épigramme d’agneau, la poularde de Bresse, le homard et le bœuf en duo, et les desserts à damner un saint. De superbes plats qui ont mené Marc Meneau tout près des cimes de la haute restauration française. De 120 euros à 180 euros.

Le Bistrot Gainsbourg, Route de Vézelay 89450 Saint-Père en Vézelay. Tél.: 03 86 33 39 10. Fermé lundi, mardi et mercredi.

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