Lou Doillon a sorti son premier album « Places » ce lundi 3 septembre 2012, à cette occasion les journalistes lui posent des questions sur sa relation avec celui qu’elle appelait alors Papa 2, Serge Gainsbourg. Extraits d’interviews de Lou Doillon :

Le Figaro,  31 août 2012 :

Sa position dans sa famille lui a conféré un statut particulier, celui de l’observatrice. Jeune sœur de la ­princesse Charlotte, elle s’est construite dans l’ombre. «J’ai passé mon enfance sous une table, à voir des choses délirantes et à être au courant de tout. Quand ma mère m’embarquait le soir en douce pour aller voir Serge, elle me demandait de ne rien dire à mon père.»

L’Express, 29 août 2012 :

« A 5 ans, je jouais des claquettes sur la table en tutu rose fluo. Serge était mort de rire, il m’appelait Lili Marlene. »

Le Nouvel Observateur, 23 août 2012

« Serge était toujours à la maison, entre mon père et ma mère, j’ai grandi avec lui, en pensant très fort au moment où il allait enfin laisser mes parents s’aimer tranquillement. Petite, je l’amusais parce que je lui rentrais dedans, je n’avais pas peur de lui et en même temps, j’étais folle de lui. Il était le Judas de ma vie et je me demande ce qu’il penserait de ma musique… J’ai été heureuse de faire écouter mon album à la soeur de Serge qui m’a dit que comme lui, je savais faire des mélodies.« 

« Je me demande ce qu’il penserait de ma musique… « .

« Serge avait tendance à penser qu’en dehors de lui et des compositeurs classiques, il n’y avait pas grand-chose qui valait la peine. En revanche, mon père, d’un tempérament très curieux, possède une grande culture musicale. Il m’a fait découvrir Leonard Cohen, Nick Drake, Siouxsie And The Banshees ou The Clash. Il écoute aussi beaucoup de musique indienne, pakistanaise, marocaine, il vit en permanence entouré de musique et je tiens ça de lui.« 

Marie Claire, 24 août 2009

Vous aviez envie d’être la seule pour votre mère ?
L. D. : J’ai trouvé mon créneau. J’ai été la « bouffonne », je faisais rire. La torturée, la mystérieuse, c’était Charlotte. L’énergique qui faisait plein de choses, c’était Kate. Celle qui était drôle et plus belle que toutes, c’était ma mère. Celui qui ne parlait pas et qui mangeait du Lexomil, c’était mon père. Celui qui dominait tout, c’était Serge. Je n’ai pas souffert de ne pas avoir de place. J’en avais d’ailleurs trouvé une sous la table, avec le chien Betty. Je passais ma vie sous la table à écouter. Quand ça n’allait pas, j’en sortais pour jouer mon rôle : les faire rire.

M. M. : Pour vous l’amour, c’était quoi ?
L. D. : J’étais folle de ma mère. Avec, aussi, un amour très sacré pour mon père parce qu’il y avait un isolement autour de lui. Ma mère pouvait l’isoler. Serge lui faisait beaucoup d’ombre, sans méchanceté.

Madame Figaro, 7 août 2010

« On me rebat les oreilles quarante fois par jour avec Serge à un point tel que je n’en peux plus parfois. Je ne suis pas radio Gainsbourg qui passe les messages à Charlotte et à Jane. (…) Mais comme vous êtes censé appartenir au public, tout le monde pense avoir le droit de vous parler ou de vous arrêter dans la rue. Et moi, bien sûr, si je proteste une seconde, je me fais laminer car je ne suis que la fille bâtarde ! »

Elle a confié aborder le sujet avec sa grande soeur Kate Barry (fille de Jane Birkin et de John Barry) : « Je lui dis souvent : ‘Toi, tu es l’avant, et moi l’après.’ Ça nous fait énormément rire. » En revanche, la comédienne a ajouté que si c’était tabou avec sa soeur Charlotte et sa maman, le clan n’en était pas pour le moins uni. « Ma mère a quand même été la muse de John Barry, de Serge Gainsbourg et de Jacques Doillon, ce qui, pour moi, est beaucoup plus chic et admirable que d’être la veuve officielle de Gainsbourg. Après, peut-être a-t-elle adopté cette posture pour faire plaisir à la France ! En tout cas, nous sommes une vraie fratrie. On est en paix dans la famille. On s’aime. »

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